LETTRE PATRIMONIALE – POINT MARCHÉ & OPPORTUNITÉ D’INVESTISSEMENT
Bilan des marchés · Perspectives · Comprendre les Produits Structurés
Marchés financiers et SCPI : quels enjeux pour la rentrée 2026 ?
Après un premier semestre mouvementé mais finalement favorable aux marchés financiers, l’été 2026 invite à regarder la suite avec davantage de prudence.
Les marchés actions restent proches de leurs sommets, les valeurs technologiques américaines ont retrouvé une dynamique particulièrement forte, tandis que les taux longs demeurent élevés. Dans le même temps, le marché immobilier continue de s’adapter à un environnement profondément transformé par la remontée des taux.
Alors, à l’approche de la rentrée, faut-il continuer à profiter de la dynamique des marchés, sécuriser une partie des gains réalisés ou réexaminer certaines allocations patrimoniales ?
Dans notre Lettre Patrimoniale d’août 2026, nous faisons le point sur la situation des marchés et consacrons également un dossier à un placement bien connu des épargnants français : les SCPI.
Des marchés financiers qui ont changé de visage
Le premier semestre 2026 s’est déroulé en deux temps.
Après un début d’année favorable aux marchés européens, le deuxième trimestre a vu les États-Unis reprendre la main, notamment grâce au fort rebond des valeurs liées aux semi-conducteurs et à l’intelligence artificielle.
Au 31 juillet, l’EuroStoxx 50 affichait une progression d’environ 9 % depuis le début de l’année, proche de celle du S&P 500. Le CAC 40, de son côté, terminait juillet à 8 509 points, à moins de 2 % de son record.
Ces performances ne doivent toutefois pas faire oublier les incertitudes qui subsistent.
Les valorisations sont devenues plus exigeantes après le rebond des marchés, les interrogations concernant les bénéfices des entreprises demeurent et les tensions géopolitiques peuvent à tout moment provoquer un regain de volatilité.
Des taux longs toujours sous surveillance
Autre élément important de cette rentrée : le niveau des taux d’intérêt à long terme.
L’OAT française à 10 ans a franchi le seuil des 4 % le 23 juillet, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2009. Dans le même temps, le Bund allemand à 10 ans évoluait autour de 3,1 %.
Cette situation mérite d’être suivie attentivement.
Des taux longs élevés peuvent peser sur la valorisation des actions, mais ils peuvent également créer des opportunités sur certains segments obligataires.
Après la progression enregistrée par les marchés actions, la question d’une sécurisation sélective d’une partie des plus-values et d’une diversification vers des actifs obligataires offrant davantage de visibilité peut donc se poser selon la situation et les objectifs de chacun.
SCPI : derrière le rendement, regarder aussi le risque
C’est l’autre grand thème de notre Lettre Patrimoniale d’août.
Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) permettent d’investir collectivement dans un patrimoine immobilier locatif sans avoir à assurer directement la gestion des biens.
Mais le marché a profondément évolué ces dernières années.
Après un record de 10,2 milliards d’euros de collecte en 2022, celle-ci est tombée à 3,5 milliards d’euros en 2024. Et surtout, toutes les catégories de SCPI ne connaissent pas la même situation.
Les SCPI fortement exposées aux bureaux sont notamment confrontées aux évolutions des usages et à une vacance croissante, alors que les SCPI diversifiées et européennes ont davantage attiré les investisseurs.
Cette évolution rappelle un principe essentiel : on ne peut pas juger une SCPI uniquement à son taux de distribution.
Le risque de liquidité : un élément à ne pas sous-estimer
C’est probablement l’un des points les plus importants du dossier consacré aux SCPI.
Contrairement à un placement coté, la revente de parts de SCPI n’est pas nécessairement immédiate.
Dans une SCPI à capital variable, une demande de retrait peut être placée dans une file d’attente jusqu’à ce que de nouvelles souscriptions permettent de compenser les sorties.
Selon les données reprises dans notre lettre, les parts en attente de retrait sont passées de 1,15 milliard d’euros au troisième trimestre 2023 à un pic de 2,54 milliards au troisième trimestre 2024, avant de se stabiliser autour de 2,44 milliards d’euros au premier trimestre 2026. 73 % de cet encours concernait les seules SCPI de bureaux.
Cela ne signifie pas que les SCPI n’ont plus leur place dans une stratégie patrimoniale.
Cela signifie en revanche qu’elles doivent être considérées comme un placement de long terme, sélectionné avec attention et intégré dans une allocation suffisamment diversifiée.
Sélectivité, diversification et horizon de placement
Nous ne proposons pas de SCPI. Pour autant, si vous envisagez d’investir dans cette classe d’actifs, notre Lettre Patrimoniale rappelle plusieurs principes de vigilance.
Il convient notamment de privilégier une sélection rigoureuse, d’examiner la diversification du patrimoine et l’exposition aux différents segments immobiliers, mais également de tenir compte des éventuelles files d’attente de retrait.
L’horizon d’investissement est lui aussi déterminant : la lettre évoque une durée de 8 à 10 ans minimum et rappelle qu’une SCPI ne devrait pas être utilisée pour répondre à un besoin de liquidité à court ou moyen terme.
Prendre du recul avant la rentrée
Actions proches de leurs sommets, taux longs élevés, opportunités sur le marché obligataire, immobilier en pleine recomposition…
L’environnement actuel rappelle surtout qu’une stratégie patrimoniale ne peut pas être construite autour d’un seul indicateur de performance.
Rendement, risque, liquidité, diversification et horizon de placement doivent être analysés ensemble.
C’est précisément l’objectif de notre nouvelle Lettre Patrimoniale : vous apporter des éléments de compréhension pour prendre du recul sur les marchés et nourrir votre réflexion patrimoniale.
Vous y retrouverez notre analyse complète des marchés financiers, nos perspectives pour les prochains mois, notre sélection de fonds ainsi que notre dossier consacré aux SCPI et aux conséquences de la remontée des taux sur la pierre-papier.
Ce document est fourni à titre d’information générale et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé.