Et si nous donnions la parole à Violaine Wallet

Violaine Wallet de Joconde Retraite

En tant qu’Agent Général, la proximité, la relation humaine et l’accompagnement sont au cœur de notre métier. Notre volonté est d’apporter une vision patrimoniale globale et personnalisée.

Ainsi afin de compléter nos domaines d’expertises, nous souhaitons apporter une information éclairée sur des sujets connexes.

Aujourd’hui, nous donnons la paroles à Violaine Wallet, Consultante retraite auprès de Joconde Retraite.

Une expertise retraite au service des parcours individuels

Diplômée de l’EDHEC, Violaine Valette a forgé son expérience dans des secteurs variés avant de s’engager pleinement au service des autres, notamment durant ses mandats d’élue. 

Animée par cette fibre altruiste, elle accompagne depuis 2022 ses clients sur la problématique complexe de la retraite. C’est avec cette expertise et un engagement humain qu’elle intervient afin de détecter les anomalies et les pistes d’optimisation avant d’accompagner ses clients sur les démarches de liquidation de leurs droits à la retraite. 

D’ailleurs, Joconde Retraite est éligible au crédit d’impôt service à la personne, ce qui offre jusqu’à 50% du forfait payé directement par l’Urssaf.

Retraite : un contexte réglementaire qui change les stratégies de départ

Les récentes réformes des retraites et les évolutions du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale viennent modifier en profondeur les stratégies de départ.

L’allongement progressif de l’âge légal, les nouvelles règles de validation des trimestres ou encore les changements annoncés autour du cumul emploi-retraite créent aujourd’hui de nombreuses interrogations.

Pour les futurs retraités, une question devient essentielle :

comment partir au bon moment, dans les bonnes conditions, sans fragiliser ses revenus futurs ?

Le cumul emploi-retraite : une solution souple, mais à surveiller

Le cumul emploi-retraite, aussi appelé CER, permet de percevoir une pension de retraite tout en continuant ou en reprenant une activité professionnelle.

Pendant longtemps, ce dispositif a été perçu comme une solution souple pour compléter ses revenus, transmettre son expertise ou conserver une activité choisie.

Depuis la réforme de 2023, certains retraités peuvent même acquérir de nouveaux droits à la retraite en reprenant une activité.

Mais les projets de réforme à horizon 2027 pourraient venir limiter davantage les possibilités de cumul intégral avant 67 ans.

Cumul emploi-retraite libéralisé : les conditions actuelles

Dans sa forme dite libéralisée, le cumul emploi-retraite permet aujourd’hui de cumuler intégralement ses pensions de retraite avec de nouveaux revenus professionnels, sans plafond.

Pour bénéficier de ce cumul intégral, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • partir à l’âge légal ;
  • bénéficier du taux plein ;
  • avoir liquidé toutes ses pensions, en France comme à l’étranger.

Dans ce cadre, aucun plafond ne s’applique. Les pensions de retraite et les revenus d’activité peuvent donc se cumuler sans réduction du montant des retraites.

Avant 2027 : un cumul intégral possible

Aujourd’hui, lorsque les conditions du cumul emploi-retraite libéralisé sont remplies, le principe est simple : les pensions et les revenus d’activité se cumulent intégralement.

Prenons un exemple concret :

  • pensions annuelles : 45 000 € ;
  • revenus issus du cumul emploi-retraite : 40 000 €.

Actuellement, le revenu total est donc de :

45 000 € de pensions + 40 000 € d’activité = 85 000 € par an.

Après 2027 : un plafonnement possible avant 67 ans

Après 2027, un mécanisme de plafonnement pourrait être mis en place pour les assurés partant entre l’âge légal et 67 ans, même lorsqu’ils bénéficient du taux plein.

Concrètement, une fraction des revenus issus de la reprise d’activité viendrait réduire le montant des pensions.

Le cumul resterait possible, mais il ne serait plus nécessairement intégral.

Seul un départ à partir de 67 ans permettrait de conserver un cumul totalement libéralisé, sans limite.

Un exemple chiffré pour comprendre l’impact

Reprenons l’exemple précédent :

  • pensions annuelles : 45 000 € ;
  • revenus issus du cumul emploi-retraite : 40 000 €.

Avant réforme, le total était de 85 000 € par an.

Après 2027, le calcul pourrait fonctionner ainsi :

1. Calcul du correctif

40 000 € de revenus d’activité
– 7 000 € de seuil
= 33 000 €

Puis :

33 000 € × 50 %
= 16 500 €

2. Déduction sur les pensions

Ce montant de 16 500 € viendrait réduire les pensions :

45 000 €
– 16 500 €
= 28 500 €

3. Revenu total après écrêtement

Le revenu annuel deviendrait alors :

  • pensions ajustées : 28 500 € ;
  • revenus d’activité : 40 000 €.

Soit un total de :

68 500 € par an.

Dans cet exemple, l’écart est significatif : le cumul emploi-retraite reste possible, mais le revenu global est fortement diminué.

Pourquoi anticiper devient indispensable

En fin de carrière, il est essentiel d’anticiper les conditions d’une éventuelle reprise d’activité après la liquidation de ses droits à la retraite.

Selon la situation personnelle, plusieurs leviers peuvent être étudiés :

  • départ anticipé ou différé ;
  • retraite progressive ;
  • poursuite d’activité ;
  • rachat de trimestres ;
  • validation de périodes incomplètes ;
  • arbitrage fiscal ;
  • analyse patrimoniale globale.

Chaque parcours est différent. C’est pourquoi une étude personnalisée permet d’identifier les meilleures options en fonction de ses droits, de ses besoins de revenus, de ses projets de vie et des évolutions réglementaires.

Et même sans cumul emploi-retraite, votre dossier mérite d’être vérifié

Le cumul emploi-retraite n’est pas le seul sujet à surveiller.

Même lorsque l’on ne prévoit pas de reprendre une activité après son départ, il reste indispensable de vérifier l’exactitude de son dossier retraite.

La Cour des comptes a déterminé qu’en 2025, une pension attribuée sur 9 comportait une erreur.

Cela signifie qu’une vérification approfondie peut permettre d’éviter une perte de revenus durable, parfois sur plusieurs années.

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