Les risques climatiques et impacts sur l’assurance

Velizy Grêle et Indemnisation

L’actualité a une fois de plus mis en lumière notre vulnérabilité croissante face aux aléas climatiques. Ce samedi 3 mai 2025, un orage de grêle d’une intensité exceptionnelle a frappé l’ouest de l’Île-de-France, notamment les Yvelines, avant de s’abattre sur Paris. Des grêlons atteignant jusqu’à 4 centimètres de diamètre ont causé d’importants dégâts matériels, endommageant véhicules, toitures et infrastructures urbaines.

Face à l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes il est important de rappeler les couvertures qui existent et les conséquences sur celles-ci tant pour les particuliers que pour les entreprises.

Les Risques Climatiques : Un enjeu majeur pour le secteur de l’assurance

Face à l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes – inondations, sécheresses, tempêtes, incendies – les risques climatiques représentent aujourd’hui un défi majeur pour le secteur de l’assurance. Le dérèglement climatique, en augmentant la fréquence et la gravité de ces événements, met à l’épreuve les mécanismes de couverture actuels.

Une prise de conscience qui a pris date dès 1982

La loi n°82-600 du 13 juillet 1982 a mis en place un régime d’indemnisation des catastrophes naturelles reposant sur un principe de solidarité nationale. Ce dispositif impose que toute assurance dommages (multirisque habitation, automobile, etc.) inclut obligatoirement une garantie contre les catastrophes naturelles. Il s’agit donc d’une garantie automatiquement intégrée aux contrats comportant une couverture de biens.

Le financement de ce régime repose sur une surtaxe mutualisée, à hauteur de :

  • 12 % de la prime d’assurance pour les contrats d’assurance des biens des particuliers (comme les habitations),
  • 6 % pour les contrats couvrant les véhicules terrestres à moteur.

Ces contributions sont reversées au Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), également appelé Fonds Barnier, et permettent d’indemniser les sinistrés une fois la reconnaissance officielle de catastrophe naturelle prononcée.

L’indemnisation s’applique après application d’une franchise légale fixée à :

  • 380 € pour les biens à usage d’habitation ou non professionnel,
  • La franchise pour les professionnelles peut être différente

Une prise en charge encadrée : la déclaration de catastrophe naturelle

Ainsi, pour qu’un sinistre lié à un événement climatique (comme une inondation ou un mouvement de terrain) soit indemnisé au titre de la garantie « catastrophe naturelle », il est impératif qu’un arrêté interministériel reconnaisse officiellement l’état de catastrophe naturelle pour la commune concernée. Cette reconnaissance est publiée au Journal Officiel après évaluation des circonstances par les autorités compétentes.

Sans cet arrêté, même si les dégâts sont manifestement liés à un phénomène naturel exceptionnel, l’assureur n’est pas légalement tenu d’indemniser les dommages au titre de cette garantie spécifique.

Le renfort climatique : une protection hors cadre « Cat-Nat »

Face aux limites du régime légal, les contrats MMA proposent un renfort tant sur les contrats d’assurance habitation ou automobile avec l’option « renfort climatique ». Cette garantie complémentaire permet de couvrir les dommages causés par des événements climatiques qui ne relèvent pas du cadre strict de la catastrophe naturelle, c’est-à-dire sans qu’un arrêté interministériel soit nécessaire.

Les sinistres couverts par ce renfort peuvent inclure :

  • Les épisodes de gel (affectant par exemple les canalisations, vitrages ou véhicules),
  • Les chutes de grêle (endommageant toitures, carrosseries, vitrages…),
  • Les coulées de boue,
  • Les inondations localisées (non reconnues comme catastrophes naturelles),
  • Et parfois même les vents violents non classés tempêtes.

Ce type de garantie vise à offrir une réponse plus souple et rapide, dans un contexte où certains phénomènes météorologiques causent des dommages significatifs sans pour autant remplir les critères réglementaires d’une catastrophe naturelle.

À noter : dans le cadre des flottes automobiles d’entreprise, aucune franchise n’est appliquée en cas de catastrophe naturelle liée à la grêle, offrant ainsi une protection complète aux parcs de véhicules professionnels, souvent lourdement touchés par ces événements

Une responsabilité partagée

Pour bénéficier d’une indemnisation rapide et complète, il est essentiel de comprendre les modalités de couverture : vérification des clauses liées aux événements climatiques, connaissance du seuil de déclenchement des garanties, et attention portée à la présence ou non d’un renfort climatique dans votre contrat.

C’est pourquoi notre rôle d’agent général d’assurance est plus que jamais stratégique : nous sommes le relais d’information, votre conseiller de proximité et votre intermédiaire pour garantir une couverture adaptée, réactive et sécurisante face aux incertitudes du climat.

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